LA SUITE ....
Elle joint le geste à la parole. Je la vois retirer sa jupe. Elle porte un très joli string en satin bleu nuit, agrémenté de quelques touches de dentelle. Je peux voir que celui-ci est entièrement humide sur le devant, trahissant l’état d’excitation d’Hélène. Elle fait glisser le string, dévoilant sa vulve épilée en ticket de métro, luisante de cyprine. Effectivement, elle a bien besoin de porter une serviette tellement elle mouille.
Elle vient s’appuyer contre la table de soins et me fait signe de me rapprocher.
— Tu verras mieux comment je la place.
Je la rejoins. Je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête à ce moment-là. Je la prends par les hanches, l’assois sur la table. Ma tête plonge entre ses cuisses et je commence à lui faire un cunnilingus. Ma langue court sur son clitoris et ses lèvres ; quelques succions suivent aussi. Je sens Hélène se tendre, se cambrer. Son souffle devient haletant. Puis vient le moment où son orgasme survient dans un râle tout féminin. Je sens les spasmes de sa jouissance. Un jet de cyprine vient frapper mon visage. Je finis de lécher son sexe pour le nettoyer complètement. Je relève la tête et la regarde dans les yeux.
— Je suis désolée, Hélène, je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai eu envie de te faire plaisir et de te rendre ton acte de tout à l’heure.
— Ne t’excuse pas, ma chérie. Tu as été parfaitement adorable. J’ai vraiment pris mon plaisir. Tu es une lesbienne qui s’ignore, et qui sait bien utiliser sa langue. Regarde ton maquillage, il est bon à retoucher maintenant. Bon, je termine de te montrer pour la serviette, cela te sera utile, et je refais ton maquillage après.
Hélène termine sa démonstration, me montrant comment utiliser correctement la serviette hygiénique. Ensuite, elle effectue les retouches nécessaires à mon maquillage suite à mon moment de folie.
Voilà l’instant tant attendu. Je suis impatiente. Je frétille sur place. Je suis angoissée. J’ai peur d’être déçue du résultat. Hélène me place dos au miroir et me demande de fermer les yeux. Je l’entends enlever la serviette qui recouvre le miroir. Elle revient vers moi, me fait pivoter sur moi-même tout en me gardant les yeux fermés.
— C’est le moment, ma chérie. Tu peux ouvrir les yeux.
Mon cœur bat très fort. J’ouvre lentement les yeux. Les lampes du miroir sont toutes allumées, projetant une lumière chaude sur mon corps. Dans le miroir, je vois une femme dans la trentaine : des yeux noisette soulignés de grands cils, un regard doux et lumineux, des mèches de cheveux effleurant ses joues. Son corps est grand, sa taille fine fait ressortir ses hanches. Sa poitrine est voluptueuse. Elle a des jambes interminables, longues et fines. La cambrure de son corps est magnifique. Son visage est doux, ses lèvres pulpeuses et parfaitement dessinées. Son nez est fin, légèrement en trompette.
Mon cœur se serre. J’éclate en sanglots.
— Voyons, Théa, une lady ne pleure pas. Elle sait se tenir. Retiens tes larmes, ma chérie.
— Hélène, tu es ma bonne fée, une magicienne. Tu es incroyable.
— C’est toi qui es incroyable, ma chérie. Tu vas faire des ravages dans la gente masculine.
— Mais je suis hétéro, Hélène.
— Eh bien, ça tombe bien. Tu es une vraie femme maintenant. Je mets au défi quiconque de deviner que tu ne l’es pas. Tu ne peux pas savoir tant que tu n’auras pas été confrontée à une situation où un homme portera sur toi son regard. Crois-moi, ils le feront.
J’enlace Hélène dans mes bras, la remerciant de m’avoir permis de me découvrir. Cette transformation remet en question énormément de certitudes en moi. Je m’assois ; je viens de vivre tant d’émotions. Le rosebud se rappelle à moi, m’arrachant un petit cri une nouvelle fois.
— Ma chérie, pour ta voix, essaie de parler plus lentement, en chantonnant doucement et en montant légèrement d’un ton : tu devrais passer plus facilement pour une femme. Maintenant, je vais mettre la dernière touche à la femme que tu es.
Elle sort un flacon de parfum Guerlain – La Petite Robe Noire. Elle en applique une touche à chaque poignet, derrière les oreilles et dans le cou.
— Voilà, Théa, tu es enfin prête. Il ne te reste plus qu’à affronter le monde extérieur.
Elle me donne le flacon ; je le glisse dans mon sac à main et nous nous dirigeons vers la sortie, main dans la main.
Mes talons aiguilles claquent sur le carrelage du couloir. Nous revenons à l’accueil. Je vois Charlotte, Sylvie, Julie et Élo qui attendent dans l’entrée. Hélène s’avance la première. Les filles lui demandent où elle en est dans son travail. Elle leur répond qu’elle a fini. C’est à ce moment que les filles comprennent que la jeune femme qui suit Hélène n’est autre que Théa. Elles sont soufflées et un brouhaha de commentaires commence à fuser.
— Hélène, tu es une magicienne, tes doigts sont magiques. C’est incroyable, c’est bluffant.
Je me dirige vers Charlotte, la serre dans mes bras et, en pleurant, je la remercie. Je lui dis qu’elle a fait une folie.
— La voilà qui re-pleure, s’exclame Hélène.
Elle me tend un mouchoir pour que je sèche mes larmes de joie.
Je remercie Hélène de tout mon cœur. Nous échangeons un clin d’œil complice avec un sourire, en repensant à tout ce qui s’est passé dans cette pièce où la magie s’est opérée. Elle me dit que je peux revenir ou l’appeler si jamais j’ai besoin d’aide ou de conseils, peu importe le sujet. Elle glisse dans mon sac à main sa carte avec son numéro personnel. Je l’embrasse et la remercie encore. Elle répond que ça a été un réel plaisir pour elle.
Les filles me prennent bras dessus bras dessous et nous sortons de l’institut de beauté. Il est dix-neuf heures trente passées. Elles n’arrêtent pas de s’extasier sur le travail d’Hélène. Charlotte me prend par le bras, comme le font souvent les filles, et nous marchons ensemble dans la rue.
— Tu m’en veux pas de t’avoir piégée ? J’ai pensé qu’il fallait que tu expérimentes ton côté féminin, au vu de ce que nous avons fait la veille et de notre discussion de ce matin au petit-déjeuner.
Je lui réponds que non. Je ne lui en veux pas de m’avoir forcé la main, mais que cela me perturbe de voir avec quelle facilité on peut passer de l’autre côté du miroir. Charlotte a réservé un restaurant dans le centre. Nous nous y dirigeons tranquillement en papotant. Les filles ne tarissent pas d’éloges sur ma tenue et sur le travail d’Hélène. Elles ne cessent de me donner des conseils : faire attention aux grilles et aux pavés dans la rue avec les talons aiguilles, ça peut être parfois un peu dangereux. Je les rassure en leur disant que ce n’est pas la première fois que je porte ce genre de talons.
Élo et Julie sont restées en arrière pour me regarder de dos et observer ma démarche. J’entends Élo dire à Julie que j’ai un cul de bombasse et qu’elle trouve ça injuste qu’un mec ait un tel cul. Elles reviennent à notre niveau. Élo me complimente sur ma démarche, qui est tout à fait féminine et féline, et elle rajoute que d’avoir un tel cul, ça ne devrait pas être permis. D’ailleurs, elle pose sa main dessus et le palpe.
— En plus, il est naturel. Hélène n’a pas triché avec des accessoires. C’est vraiment pas juste.
Charlotte éclate de rire devant le désarroi d’Élo.
— La vie est parfois injuste, dit-elle en souriant.
Je la rassure : pour mon décolleté, on a un peu triché.
— Encore heureux ! Sinon, il nous reste quoi si les mecs sont mieux foutus que les nanas ?
Je lui souris. Je lui demande si elle peut me considérer comme une femme tant que je suis dans cette tenue et pour la soirée. Ça me gêne d’être entre deux mondes ; je préfère entrer pleinement dans mon nouveau rôle et en profiter à fond. Elle acquiesce, mais ne peut s’empêcher de dire que ce n’est pas juste. Je lui fais une bise sur la joue en lui disant que je ne pourrai jamais rivaliser avec une vraie femme. Elle sourit et m’embrasse sur la bouche. Ce qui suscite chez les filles un éclat de rire.
— Bienvenue dans notre monde, Théa.
Nous arrivons devant le restaurant. Marc est là, à nous attendre. Il se dirige vers Charlotte ; ils se font la bise et Charlotte nous présente.
— Je te présente Sylvie, Julie, Élo… et Théa.
Marc demande à Charlotte si Théo va nous rejoindre. Charlotte lui répond que ce ne sera pas possible. Les filles pouffent.
— C’est dommage, j’aurais bien voulu parler avec lui. J’ai tellement de questions à lui poser.
— Théa se fera un plaisir d’y répondre. Elle connaît un peu le sujet, lui répond Charlotte.
— C’est une femme, je doute qu’elle puisse comprendre mes angoisses et mes doutes sur le sujet qui me concerne.
Les filles n’arrêtent pas de se dandiner et de pouffer. Sylvie me glisse à l’oreille qu’il n’est vraiment pas très éveillé comme garçon. Je lui réponds que c’est le stress et qu’elles ne sont pas gentilles de se moquer de lui, mais j’avoue que la situation est cocasse et je ne peux m’empêcher de sourire au ...
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